Without you I'm nothing

Sweet dreams are made of this.....

19 septembre 2005

resplaf (et masacre de la langue française)

et maintenant mes entrailles recouvraient le sol
et mes tripes, ségnantes macullant la corolle
De mes accords desespérés de si voir sol
Mineurs toujours, mineurs amours
Trash le bout de mon chemin

Ainsi s'accorde ma chute monumentale
Des tours d'ivoirs j'ai cru voir l'océan
De lianes rouges de sang, bradissant de mains sales,
Des petites filles dansant, folles, sur mon séan

J'avais realisé une certaine solitude
J'en avais un peu assez d'hurler les hymnes de l'amour pour les mirroires qui me les revoient
Quel que soient leurs natures
C'est toujours le vagabondage qui gonfle cette putain de prélude!

Danse alors sur mon séan petite gitane
Que je te montre que mon cher panache
Comme le ferait le dernier des ânes
Faisant de tes sous vetement un objet de relache?

-session 2005-

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18 septembre 2005

Variation sur Marilou

phisique_et_c_r_braleC'est un texte à savourer, car même si il a été fait par un chanteur, il s'agit bel et bien d'un texte poètique. On peut également penser que Gainsbourg s'est inspiré des poètes maudits pour rédiger cet écrit poètique. A lire de toute urgence!

Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Tandis que Marilou s'amuse à faire des vol
Utes de sèches au menthol
Entre deux bulles de comic-strip
Tout en jouant avec le zip
De ses Levi's
Je lis le vice
Et je pense à Caroll Lewis.

Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Tandis que Marilou s'évertue à faire des vol
Utes de sèches au menthol
Entre deux bulles de comic-strip
Tout en jouant avec son zip
A entrebailler ses Levi's
Dans son regard absent et son iris
Absinthe dis-je je lis le vice
De baby doll
Et je pense à Lewis
Caroll.oeil2

Dans son regard absent
Et son iris absinthe
Quand crachent les enceintes
De la sono lançant
Accord de quartes et de quintes
Tandis que Marilou s'esquinte
La santé s'éreinte
A s'envoyer en l'air...

Lorsqu'en un songe absurde
Marilou se résorbe
Que son coma l'absorbe
En pratiques obscures
Sa pupille est absente
Mais son iris absinthe
Sous ses gestes se teinte
D'extases sous-jacentes
A son regard le vice
Donne un côté salace
Un peu du bleu lavasse
De sa paire de Levi's
Et tandis qu'elle exhale
Un soupir au menthol
Ma débile mentale
Perdue en son exil
Physique et cérébral
Joue avec le métal
De son zip et l'atoll
De corail apparaît
Elle s'y coca-colle
Un doigt qui en arrêt
Au bord de la corolle
Est pris près du calice
Du vertige d'Alice
De Lewis Caroll.the_ring_photo_311

Lorsqu'en songes obscurs
Marilou se résorbe
Que son coma l'absorbe
En des rêves absurdes
Sa pupille s'absente
Et son iris absinthe
Subrepticement se teinte
De plaisirs en attente
Perdue dans son exil
Physique et cérébral
Un à un elle exhale
Des soupirs fébriles
Parfumés au menthol
Ma débile mentale
Fais tinter le métal
De son zip et Narcisse
Elle pousse le vice
Dans la nuit bleue lavasse
De sa paire de Levi's
Arrivée au pubis
De son sexe corail
Ecartant la corolle
Prise au bord du calice
De vertigo Alice
S'enfonce jusqu'à l'oshitchcock_dawnvisitation1
Au pays des malices
De Lewis Caroll.

Pupille absente iris
Absinthe baby doll
Ecoute ses idoles
Jimi Hendrix Elvis
Presley T-Rex Alice
Cooper Lou Reed les Roll
Ing Stones elle en est folle
Là-dessus cette Narcisse
Se plonge avec délice
Dans la nuit bleu pétrole
De sa paire de Levi's
Elle arrive au pubis
Et très cool au menthol
Elle se self contrôle
Son petit orifice
Enfin poussant le vice
Jusqu'au bord du caliceoeil_2
D'un doigt sex-symbole
S'écartant la corolle
Sur fond de rock-and-roll
S'égare mon Alice
Au pays des malices
De Lewis Caroll.

Serge Gainsbourg

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10 septembre 2005

Aube

J'ai embrassé l'aube d'été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
hitchcock_dawnvisitation
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins: à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors, je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.

Arthur Rimbaud

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19 août 2005

L'homme à la tête de chou de Serge Gainsbourg! Un disque de légende

a lire imperativement

TRANSIT A MARYLOU

Vroom vroom me voici rose zinc
Avion fantôme hou hou
Aéroplane vieux coucou
Dont l'altimètre se déglingue
C'est à peine si je distingue
Les balises du terrain où
Je me pose en casse-cou
J'alanguis dans la nuit buccale
Où je vais transiter un coup
Serai-je chez les cannibales
Une haleine de peppermint
M'envahit le cockpit ding ding
Je me sens vibrer la carlingue
Se dresser mon manche à balou
Dans la tour de contrôle en bout
De piste une voix cunilingue
Me fait "glou glou
Je vous reçois cinq sur cinq"
Mais qu'est-ce que c'est que ce trou
Perdu suis-je en pays zoulou
Mais non voyons suis-je dingue
Je suis à Marilou.

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08 août 2005

ELLE JOUAIT AVEC SA..........

Elle jouait avec sa chatte.
Miaulante et riante comme une poissonnière,
Elle échangait agile de ses pâtes
Des pelotes de laine, humant bon la poussière.

Je rigolais avec elle: Mon dieu pourvu qu'elle se fâche!
Assomé d'érotisme,  le félin se l'arrache
Et fait de moi un prisme dégageant mille couleur
Incomprises des femmes, méconnues du bonheur.

La route est longue vers la forêt.
La rivière coule, certitude effraie.
Mais détend aussi, jour de cru tout va donc mieux.
Attention à ne pas tomber dans les chemins boueux;

Elle jouait avec sa chatte
Elle adorait aussi les matous dominants
Plein d'amour pour elle, pas un amour qui date!
Du frais, du neuf du vrai! Lyrisme ruisselant.

(le poême est de moi mais la phrase "elle jouait avec sa chatte" est de Verlaine j'avoue qu'elle me plaît aussi celle la)

Victim of fate (traduction de jouet du destin)

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27 juillet 2005

...

-Bonjour Monsieur
-bonjour...
-Comment allez vous?
Il rit un temps...
-Vous en avez d'autre des question comme ça?
-Désolé..
-Ce n'est rien
-Monsieur, je suis psychiatre travaillant pour la prison et je suis sollicité ici parce qu'on pense que vous avez besoin d'une confession avant votre exécution..
-Qui a donc décidé une pareil chose?!
-Votre médecin traitant. Vous souffrez d'hallucination en ce moment d'après ce qu'on m'a dit
-Oui c'est cela même! De très belles hallucinations!
-Vous dormez mal ?
-Non pas du tout. Je dors environ 11 heures par jour tout va pour le mieux. Je m'endors mal c'est tout...
-Et pourquoi donc?
-Parce que j'ai peur...
-Pouvez vous développer?
-Je dirais juste que je suis loin et que plein de choses peuvent se passer.
-Vous êtes plutôt frileux pour des explications? Est-ce votre première psychanalyse?
-Franchement Docteur, l'assassin de 17 adolescent en prison depuis 3 mois et à l'article de sa mort n'aurais jamais subit une psychanalyse?! Soyez un peu logique.
-Certes mais cela ne m'explique pas votre peur.
-Oui mais je suis un être humain et comme tous je pue la peur. Si vous le souhaitez vraiment je peux vous en donner un échantillon de celles qui ravivent mon âme en ce moment même.
-J'en serais ravi.
-La distance...
-Oui parlez moi d'elle..
-J'ai laissé une femme au loin. Certes nous nous sommes quittés avec joie, des promesses et des caresses mutuelles mais je sentais que quelque chose allait changer...
-Quel est ce changement?
-Je l'ai trop longtemps consideré avec désinvolture prônant la liberté et la cachette joyeuse mais quelque chose clochait. Quelque chose qui contenait l'amour.
-Vous aimez cette femme?
-La question ne se pose même pas! Je l'aime avec beaucoup d'adverbe mais je ne saurais vous dire si je l'aime sans adverbe.
-Cela arrive. Vous êtes jeune? Êtes-vous chaste?
-Puceau vous voulez dire....Oui. Mais j'aime son corps! Je l'aime énormément son corps je pourrais vous en parler des heures et des heures de son corps.
-Mais de quoi avez vous donc peur?
-Qu'on me la prenne pardi! Ou pire: Quelle tombe amoureuse d'un autre?
-Donc vous l'aimez sans adverbe!
-Je ne sais pas. Mais j'ai peur de la laissé la où le loup rôde! Chaque nuit que fait Dieu je pense à elle. Je m'imagine ses doux moments ou je la tiens à moi et ou je suis un homme et où elle est une femme. Je la voix nue, rigolant et me faisant rire et jouir. Les moments où nous sommes très proches.
-Je vois..
-Mais non vous ne voyez rien! De plus je vois chaque jour un loup qui cherche à la prendre, confiture que courgette prise en sandwich!!
-Ma parole quel poête?
-Vous voyez.......
-Faisons une pause
-Entendu Monsieur le psychiatre! A tout à l'heure monsieur le psychiatre!
-Cessez l'ironie voulez vous?

Ils firent une pause

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04 juillet 2005

Prendre ta douleur- Camille

Léve toi c'est décidé laisse moi te remplacer je vais prendre ta douleur

Doucement sans faire de bruit comme on réveille la pluie je vais prendre ta douleur

Elle lutte elle se débat mais ne résistera pas je vais bloquer l'ascenseur... saboter l'interrupteur

Mais c'est qui cette incrustée cet orage avant l'été sale chipie de petite soeur?

Je vais tout lui confisquer ses fléchettes et son sifflet j'vais lui donnér la fessée... la virer de la récré

Mais c'est qui cette héritière qui se baigne qui se terre dans l'eau tiède de tes reins?

J'vais la privée de dessert lui faire mordre la poussière de tous ceux qui n'ont plus rien... de tous ceux qui n'ont plus faim

Dites moi que fout la science à quand ce pont entre nos panses? si tu as mal là où t'as peur tu n'as pas mal là où je pense!

Qu'est-ce-qu'elle veut cette conasse le beurre ou l'argent du beurre que tu vives ou que tu meurs?

Faut qu'elle crève de bonheur ou qu'elle change de godasses faut qu'elle croule sous les fleurs change de couleur... je vais jouer au docteur

Dites moi que fout la science à quand ce pont entre nos panses? si tu as mal là où t'as peur tu n'as pas mal là où je chante
  Lève toi!!! Lève toi!! Elle a envie de toi! Elle a envie de toi!

Camille

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31 mai 2005

PROTEGE MOI

C'est le malaise du moment
L'épidémie qui s'étend
La fête est finie on descend
Les pensées qui glacent la raison
Paupières baissées, visage gris
Surgissent les fantômes de notre lit
On ouvre le loquet de la grille
Du taudit qu'on appelle maison

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me

Protège-moi, protège-moi

Sommes nous les jouets du destin
Souviens toi des moments divins
Planants, éclatés au matin
Et maintenant nous sommes tout seul
Perdus les rêves de s'aimer
Le temps où on avait rien fait
Il nous reste toute une vie pour pleurer
Et maintenant nous sommes tout seul

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me

PLACEBO

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protège moi protège moi...

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08 mai 2005

Chronique de Dieu

Ya des jour comme ça
On traverse une cour, une longue cour ou on n'a l'impression de surnager...
comme ça...
En fait, les jours comme ça, ou on reste à la surface, les yeux dehors et le corps dedans, on peut les appeler les passages à vide.
On peut se demander pourquoi raconter des tonnes et des tonnes sur une simple absence cérébrale. C'est simplement vitale.
Disserter c'est écrir, écrir c'est manger! Et le passage à vide donne faim.
Et la faim justifie les moyens.
En absence, je me sens flotter sur l'océan de mon indifférence. Malheureusement, dans mon illogisme d'absence, je ne vis pas le trou...
Je tombe............
Le trou me plongeat dans dans une cavité plus profonde encore, qui elle me plongeat dans des eaux clairs et pourtant si  peu limpides. Mon corps est au fond du gouffre mais l'esprit lui ne fise qu'une chose...
dieu.
ou plutot cette lumiere  si attirante du haut sortant de ce trou dans le sommet du non sens.
J'hurle mais rien ne sort
Je ne veux pas partir, je ne veux pas sortir.
Et peu à peu l'eau  pénètre mon corps. Les minutes sont des heurs et chronos s'attache à la vitesse de la lumière. J e sens ma chaire se gorger d'eau et plus l'heur passe, plus j'ai chaud de temps de fraicheur... Ma peau, doucement se putrifie.
Je ne vois qu'elle...
Je meurs

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